qânûn

Le livre d’Amnon Shiloah contient une illustration montrant un musicien pinçant les cordes d’un instrument en forme de trapèze rectangle et l’auteur mentionne le terme santur ou santir qui fait référence à l’instrument appelé qânûn par les égyptiens. Il existe donc  un lien indéniable entre ces deux instruments.  Selon Farmer, ces deux types d’instruments ont été souvent confondus. Le santur, est une cithare à cordes frappées et jouée par deux mezrâb et le qânûn est une cithare à cordes pincées qu’on joue à l’aide d’un onglet en corne, en écaille ou en métal. Le qânûn est un instrument à cordes horizontales tendues sur une longue caisse de résonance, et au-dessus desquelles le joueur tend les deux bras pour les pincer avec les deux index. Il y a 3 motifs (ouïes) sur la caisse de cet instrument, la partie droite étant couverte de peau. Les cordes sont rangées par trois sur chaque chevalet. Le qânûn est mentionné dans de nombreux traités anciens et l’étymologie du mot arabe qânûn est parfaitement établie. Il vient du mot grec [kanon], en arabe « loi », règle (canon). 

Amnon SHILOAH, The Theory of Music in Arabic writings (c. 900-1900), Munich, G. Henle Verlag, 1979, p.383.

George Henri FARMER, A History Of Arabien Ausic To The XIIIth Century, Luzac et Co. LTD, London, 1967, p. 64.

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