Ali Naqi Vaziri

Ali Naqi Vaziri (1887-1979) ; l’itinéraire et l’expérience de ce musicien sont absolument uniques ; son attitude va révolutionner le monde musical, puisqu’il fut le premier musicien à refuser de jouer chez les gens, riches ou puissants et qu’il était persuadé que c’était les gens qui devaient se déplacer pour écouter les musiciens.
Ali Naqi Vaziri fit ses débuts musicaux à quinze ans auprès de son oncle Hosseyn Qoli Khân ; il débuta par l’apprentissage du târ et du violon. Il suivit ensuite des cours de musique théorique à l’école française Saint-Louis. Il suivit ensuite assidûment les cours de Aghâ Hosseyn Gholi et en un an et demi il transcrit sur papier le radif de ce maître. Parallèlement, il a poursuivi son instruction générale dans une école militaire grâce à laquelle il obtint le grade de colonel. En 1918, Ali Naqi Vaziri part étudier en Europe pendant cinq année ; il étudie l’harmonie, l’orchestration, le violon et le piano, d’abord pendant trois ans à Paris, puis à Berlin ; là, il écrit la première méthode d’apprentissage du târ, ouvrage qui restera une base d’étude pour les élèves de sa future école en Iran. A son retour en Iran, il crée la première véritable école de musique qui compta dès son ouverture en 1923 quelques cent élèves. Les cours avaient lieu deux jours par semaine ; les cours débutaient par du solfège et de la dictée musicale, puis se continuaient par la pratique d’un instrument, des gammes ; et jusqu’à l’analyse d’études occidentales. Parallèlement, Ali Naqi Vaziri crée en 1924 le Club Musical, une sorte d’association à l’Occidentale financée par les cotisations des membres, le but de ce club étant de faire assister les gens à des conférences sur la musique et à des concerts ; à cette occasion, il crée son orchestre composé de violons, violoncelles, contrebasse, flûtes et toutes les tailles de târ (soprano, alto, basse). Ses plus célèbres élèves qui devinrent des grands maîtres, sont AbolHassan Sabâ, Mussâ Ma’rufi, Youssef Forutan, Javâd Ma’rufi et le plus admirateur d’entre eux Khâleqi, qui a consacré un volume complet de son livre capital sur le passé de la musique iranienne (‘’sargozasht-é mûsiqi’’) à son maître et à ses activités.

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